|
|
|
|
|
Où donc niches-tu mon doux maître ? Comme on s'aimait ! te souviens-tu Des jours où je menais paître Lorsqu'assis à califourchon Sur tes épaules accueillantes Tu m'emmenais où le chardon Pousse et fleurit, au bord des sentes. Te souviens-tu des entretiens Dans les raidillons verts de cystes Ta bonne tête dans mes mains, Joue contre joue ? tes bons yeux tristes Semblaient l'être à voir le destin Qui attendait ton camarade ; Alors pour calmer ton chagrin, Je prolongeais mon accolade. Et puis un jour, tu es parti ! Car, chez nous, là-bas en Provence, On ne meurt jamais, c'est ainsi, "on part" et c'est la délivrance. |
|
|