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tout au fond silencieux Regardant le bébé il était très heureux. Quel honneur d'être là et quelle joie surtout De pouvoir réchauffer l'enfant aux yeux si doux. il était là encore sur la route de l'exil Menant son doux fardeau loin du pays hostile. Il marchait doucement pour bercer le petit Il portait sur son dos et Jésus et Marie. Il était là bien sûr, brossé, bien étrillé Habillé de palmes, couronné de lauriers. Aux portes de la ville, au temps du renouveau Attendant le Seigneur, le beau jour des Rameaux. On ne l'a pas revu quand au bout de la Croix Simon de Cyrène protestait à mi-voix. Mais sur la mont Cavaire un Romain étonné Regardait, stupéfait, un vieil âne pleurer. C'est depuis ce jour-là, raconte un vieux berger, Que les doux yeux des ânes semblent toujours mouillés. |
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