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Professeur Asinus : On a raconté beaucoup de bêtises sur la fête d'Halloween depuis quelques années... En vérité, voici l'origine de cette fête, que j'ai retrouvée dans un vieux grimoire druidique écrit en langue gaélique voici 40 ou 50 siècles. En ce temps-là vivait dans une profonde forêt un vieux bûcheron. Cet homme possédait un potager où poussaient drus potirons et citrouilles, en raison de la nature particulière du sol. Il allait vendre ses potirons à chaque lune au marché du village voisin, avec son petit âne chargé de deux énorms paniers d'osier. Cet âne s'appelait Lowin, ce qui en gaélique signifie "Grisou", tout simplement. Comme tous les bourricots, Lowin était gourmand et ne rêvait que d'aller grignoter ce qui lui était interdit, à savoir le potager du bûcheron. Un soir que son maître était couché dans la masure, il parvint à forcer la clôture d'épines et pénétra dans le jardin. Immédiatement, il mit le museau dans une énorme citroulle et commença à la dévorer. La citrouille était tellement succulente que Lowin en oubliait le monde. Il creusait de plus en plus profond, arrachant à chaque fois de grands morceaux de la chair rosâtre et sucrée. Enfin, à bout de gourmandise, il releva la tête... Oui mais voilà, il avait creusé tellement profond dans la citrouille que sa tête était prise dedans... Il remua tant et plus les oreilles, mais rien à faire, la citrouille restait coincée... Et c'est à ce moment précis que le maître, intrigué par le remue-ménage, passa la tête à la fenêtre. Alors, juste derrière la clôture, à la lueur de la lune, il vit une citrouille qui gigotait ! Complètement paniqué, il partit en courant au village, criant que son potager était plein de sorcières vivantes. Les villageois revinrent bientôt avec des torches et trouvèrent le pauvre âne tout penaud, qui attendait qu'on le délivre. A compter de ce jour, les villageois organisèrent chaque année la fête de l'âne Lowin. Les enfants se promenaient dans les rues avec des citrouilles sur la tête et des bougies, en criant "A l'âne Lowin, à l'âne Lowin" Quelques dizaines de siècles plus tard, personne ne se rappelait l'origine de la fête. Seul le nom était resté, lentement déformé par les hasards de la sémantique. |
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