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« De plus en plus d'institutions spécialisées,
d'écoles ou de centres de loisirs viennent aux ânes,
attirés par cet animal si familier. Mais comment définir
ces nouvelles activités d'accueil pour les ânes
et les âniers ?
Lorsqu'il s'agit d'accueillir un public handicapé,
le terme asino-thérapie se généralise. Pourtant,
certains s'en défendent, soulignant que c'est comme un
panier percé : « on peut tout y mettre mais cela
ne dit rien précisément sur le contenu thérapeutique
qui n'est d'ailleurs pas toujours élaboré».
L'âne, tout comme l'eau, le cheval, la montagne peut
avoir naturellement des effets thérapeutiques sur tout
un chacun et à tout moment de sa vie. Mais notre question,
est de savoir, au delà de ce contexte naturel, comment
proposer et construire le contenu thérapeutique ? A partir
de quoi le sujet accompagné va venir s'en saisir ? Et
comment peut-on constater des effets ?
Les accueils sont tous différents avec une telle variété
dans les utilisations de l'âne que les projets se définissent
tous chacun selon leur nature et leur contexte
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Pour les institutrices, la journée découverte
de l'âne dans son environnement a une valeur pédagogique,
à moins qu'il ne s'agisse de réinsertion scolaire.
L'éducateur qui organise un projet de plusieurs séances
y met une intention éducative, mais celui qui fait une
sortie le dimanche, y voit du ludique. Pour le kinésithérapeute,
le contact avec l'âne a une valeur de rééducation
fonctionnelle, tandis que le psychothérapeute utilise
la relation à l'âne et à son environnement
comme un espace pour se dire.
A nommer tous ces exemples, nous percevons donc que c'est
le professionnel (qui accompagne le public) qui, par son projet,
détermine l'intention de l'activité et l'ânier,
qui par sa présence, construit le lien entre ces différentes
approches.
Ainsi , nous voyons qu'il y a multiples formes à l'accueil
et qu'il faudrait parler d'asino-pédagogie, d'asino-rééducation,
d'asino-loisir !
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Au-delà de ces dénominations, ce qui nous intéresse
c'est de savoir comment l'ânier construit, élabore,
réfléchit son approche. Comment définit-il
également son rôle ?
Certains parlent de médiateur, et ce, quel que
soit le public reçu : même quand il loue ses ânes
à une famille, l'ânier fait le lien, se donnant
à voir, montrant comment il aborde ses ânes, expliquant
ses principes, ses connaissances Ainsi, il crée un imaginaire
qui permet à chacun de venir se saisir de ses acquis,
de ses expériences pour investir la relation avec l'âne.
Ensuite selon les publics, la médiation prend une intention
pédagogique, éducative, thérapeutique ou
simplement ludique dont la finalité est que les personnes
accueillies puissent profiter du contact avec l'âne et
le faire leur.
L'association Médi'âne a préféré
se fédérer autour du terme de médiation
car il nous oblige en effet à qualifier, à penser
la relation singulière entre un ânier, des ânes,
un public et des encadrants.
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Cette manière de présenter ces activités
permet de regrouper les partenaires qui se reconnaissent dans
une recherche de qualité d'accueil et d'accompagnement
dont le but premier est le bien être et la découverte
de l'autre.
C'est un réseau né il y seulement 3 ans qui
propose d'ouvrir la réflexion en animant des rencontres
annuelles entre différents acteurs du secteur.
Vous trouverez ci-dessous un lien qui vous guidera vers le
site de l'association Médi'âne (y figurent des coordonnées
de lieux d'accueil) et vers d'autres contacts d'âniers
qui, en dehors de ce réseau, proposent eux aussi un accueil
particulier.
Merci à « bourricot.com » et aux bourricots
de servir de relais dans la présentation de tout ce petit
monde ! »
Nadège Champeau, Educatrice, Ânière
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